La patience et la discipline au cœur du parcours de Thomas Laviolette des Carabins
Thomas Laviolette a complété sa carrière universitaire avec la conviction d’avoir tout laissé sur le parcours.
Spécialiste du demi-fond en athlétisme et en cross-country à l'Université de Montréal, il a conclu cinq saisons au sein du réseau U SPORTS en misant sur une approche simple : progresser, compétitionner et performer au moment opportun.
« C’est ma dernière année donc j’y vais en misant tout. Je ne vais pas courir pour finir deuxième », affirmait-il en début de saison.
Laviolette n’est pas le produit d’un parcours fulgurant. Introduit au cross-country à l’adolescence, il a progressivement gravi les échelons grâce à un travail constant.
« C’était peut-être un rêve qui était un peu moins atteignable au début, mais plus je progressais, c’est devenu un rêve qui est devenu un peu plus une réalité », dit-il.
Cette progression lente, mais continue, est devenue une force. Elle lui a permis d’arriver à maturité à ses dernières saisons, avec une meilleure compréhension de son corps, de son entraînement et de la compétition.
Pour Laviolette, l’athlétisme repose sur une équation directe : l’effort mène aux résultats.
« C’est un sport où tu récoltes les résultats quand tu mets les efforts, ton niveau de forme actuel est directement lié à ta discipline », résume-t-il.
Évoluant entre le 1500 m et le 5000 m, il a su adapter son entraînement aux exigences propres à ses disciplines. En cross-country, l’endurance domine, avec des distances allant jusqu’à 10 km. Sur piste, la vitesse devient essentielle.
« En cross-country il y a une partie plus aérobique… sur piste, il faut de la vitesse », explique-t-il.
Dans un circuit universitaire relevé, Laviolette savait que les résultats se jouent souvent sur une seule course.
« Il y a beaucoup de super bons athlètes, mais il faut performer le jour des championnats », dit-il.
Plutôt que de se concentrer uniquement sur les temps, particulièrement en cross-country où les parcours varient, il privilégiait les classements et l’exécution stratégique.
Son objectif était clair : atteindre le podium et rivaliser avec les meilleurs au pays.
Au-delà de l’aspect physique, Laviolette a connu une transformation importante sur le plan mental. Avec l’expérience, il a appris à mieux gérer la pression des compétitions.
« J’ai appris à délaisser un petit peu ce stress-là… garder le stress qui me permet de performer », explique-t-il .
Cette évolution lui a permis d’aborder ses courses avec une perspective plus large, axée sur la progression plutôt que sur un seul résultat.
« Quand tu te mets toute la pression sur une compétition, c’est difficile de performer », ajoute-t-il.
À l’approche de la fin de sa carrière universitaire, Laviolette avait une priorité : sortir de chaque course sans remords.
Cette philosophie s’est traduite par une approche audacieuse, où la prise de risques faisait partie intégrante de la stratégie.
« La course est un peu un pari, si tu es dans une bonne journée, ça va payer », explique-t-il.
Même dans un sport individuel, Laviolette souligne l’importance de l’environnement collectif.
« On s’entraîne en équipe, on performe en équipe », rappelle-t-il.
Le groupe d’entraînement, le soutien des coéquipiers et la qualité du programme montréalais ont contribué à son développement et à sa constance.
Avec le recul, Laviolette insiste sur deux éléments clés pour les jeunes athlètes : la patience et le plaisir.
Selon lui, la progression durable passe par un environnement positif et une motivation intrinsèque.
Au moment de quitter le circuit universitaire, Thomas Laviolette le fait avec la certitude d’avoir maximisé son potentiel.
« Pour moi, c’est l’atteinte de mes objectifs quand je les atteins, pour moi c’est un succès », résume-t-il.
