Ayant baigné dans le sport en grandissant, Seba Manuel de l’UBC Okanagan trouve son rythme avec le Heat
Le volleyball fait partie de la vie de Seba Manuel depuis aussi loin qu’il s’en souvienne.
Le joueur de quatrième année du Heat de l’UBC Okanagan (UBCO) a grandi en étant immergé dans le sport, dans un foyer où les sports et les études avaient une importance égale. Son père a été entraîneur de volleyball à Kelowna pendant plus de deux décennies, alors que sa mère travaille en éducation, un équilibre qui a guidé Manuel tant sur le terrain que dans la salle de classe.
« Mon père est l’entraîneur de l’équipe féminine ici [UBCO] depuis plus de 25 ans, indique Manuel. Je dirais qu’il a pas mal toujours été un facteur de motivation à savoir à quel point je peux me pousser dans le sport ».
L’influence de sa mère a été tout aussi importante, en particulier en ce qui a trait à l’école.
« Elle embauche tous les professeurs de la commission scolaire, alors de ce côté, elle m’a toujours motivé avec mes études, dit-il. Avec ces deux aspects combinés, j’ai été très motivé par mes parents pour atteindre mes objectifs ».
Grandir autour des entraînements et des joueurs a aidé à faire naître la passion de Manuel pour le sport. Parmi ses plus vieux souvenirs, il y a le fait de suivre les équipes de son père.
« Je me souviens d’aller aux entraînements de mon père tout le temps et de juste être là et de flâner avec ses joueurs. C’est mon principal souvenir, raconte Manuel. J’ai regardé Équipe Canada quelques fois quand j’étais plus jeune. Ce sont des expériences qui m’ont ouvert les yeux ».
Aujourd’hui, Manuel se décrit comme un joueur compétitif qui se nourrit de l’énergie et de sa conscience sur le terrain.
« Je dirais que je suis très compétitif et également aussi très vocal, dit-il en riant. J’aime croire que je suis un joueur assez intelligent. Ce que je fais bien est un peu nuancé, ça passe sous le radar, en quelque sorte ».
Il dit que cette attention au détail résulte en partie de son enfance autour du volleyball de haut niveau.
« Tous ces petits détails que je suis capable d’apprendre, ça vient du fait d’avoir été entouré par du volleyball de haut niveau et de gens qui donnaient constamment leurs commentaires ».
Manuel a décidé de rester près de la maison quand est venu le temps de choisir une université. L’UBCO offrait de la commodité et une belle occasion.
« C’est ici à la maison, alors c’est vraiment moins dispendieux tout ça, dit-il. En même temps, je savais que si je venais ici, ce serait une bonne période de transition et que j’aurais la chance de me développer très rapidement ».
Il connaissait aussi plusieurs des joueurs de la formation avant son arrivée.
« Plusieurs d’entre eux étaient de bons amis, admet Manuel. Si on met tout cela ensemble, ce sont les principales raisons pour lesquelles je suis venu ici ».
Au cours de son passage avec le Heat, Manuel a vu le programme croître et évoluer. À son arrivée, la formation était remplie de jeunes joueurs qui tentaient de trouver leur place.
« À ma première année, il y avait neuf ou dix recrues, souligne-t-il.
Aujourd’hui, tous ces gars sont à leur quatrième ou cinquième année. C’est beau de voir cette transition ».
L’expérience partagée des épreuves hâtives a aidé à forger des liens solides au sein de l’équipe.
« La chimie que nous avons aujourd’hui s’est accrue depuis les saisons moins bonnes que nous avons vécues ensemble, estime Manuel. On se dit maintenant qu’on a mis ça derrière nous et qu’il faut profiter de ce moment ».
Cette saison a été particulièrement mémorable pour le Heat, qui a connu l’une des saisons avec le plus de succès de l’histoire du programme.
« J’ai l’impression que c’est la meilleure saison de l’histoire de l’UBCO », lance Manuel.
Les victoires acquises en début de saison ont aidé à bâtir la confiance, notamment un balayage du Manitoba et un triomphe important contre l’Alberta à domicile.
« Ces deux moments nous ont vraiment poussés vers l’avant, dit Manuel. On s’est dit ‘OK, c’est notre occasion. Profitons-en’ ».
Pour Manuel, le volleyball est autant un défi mental que physique. La nature du sport, au fil des échanges, exige de la concentration et de la résilience.
« Chaque échange vaut vraiment quelque chose, mentionne-t-il. Une fois l’échange terminé, il faut passer au suivant ».
Cet état d’esprit l’aide à demeurer dans le présent pendant les matchs.
« Quand je peux concentrer mon énergie et la mettre dans un échange, c’est là que je me sens le plus libre et je suis un peu dans un état fluide ».
Loin du terrain, Manuel étudie la kinésiologie à l’UBCO et a développé un intérêt pour la physiothérapie.
« Je suis des cours le long du chemin de la physiothérapie, dit-il. Je commence enfin à suivre des cours qui m’intéressent ».
Équilibrer les études et le sport peut être exigeant, particulièrement avec les déplacements quotidiens vers le campus, mais Manuel dit que la gestion de temps est la clé.
« Dès que tu comprends ça, tu te retrouves dans une bonne routine », admet-il.
Quant à l’avenir, Manuel prévoit être de retour pour une cinquième année avec le Heat avant de passer au prochain niveau de volleyball.
« Mon rêve depuis le premier jour est de devenir un athlète professionnel. Je vais essayer de le poursuivre en Europe », confie-t-il.
Même avec des objectifs à long terme en tête, il croit qu’il est essentiel de rester ancré dans le présent.
« Il faut s’assurer d’être dans le présent et de profiter de l’instant. Si vous êtes dans le présent et profitez au maximum de ce que vous avez en ce moment, vous serez le plus heureux », conclue-t-il.
