Nathan Versluys de Calgary revient sur son parcours en natation, la culture de l’équipe et la valeur de la constance
Pour Nathan Versluys, son passage avec l’équipe masculine de natation des Dinos de l’Université de Calgary est allé bien plus loin que les podiums ou d’une quête de records personnels. Ç’a été de bâtir des amitiés qui dureront toute une vie, savourer ce qui est plus pénible et apprendre la valeur de la constance, dans la piscine et au-delà.
Le diplômé en géographie a récemment conclu son parcours universitaire en natation avec les Dinos et passe maintenant à un nouveau chapitre en tant qu’arpenteur-géomètre. Cependant, les souvenirs des entraînements très tôt le matin, les camps d’entraînement en Floride et les randonnées tapageuses dans l’autobus de l’équipe l’interpellent encore.
« En y repensant, ce sont juste des beaux souvenirs. De belles relations que je garderai probablement pour le reste de ma vie, des amis pour la vie et des mentors et entraîneur pour toujours », a dit Versluys.
Spécialiste de longue distance au 400 m, 800 m et 1500 m style libre, Versluys a migré vers les épreuves d’endurance, attiré par le défi de longues séances d’entraînement et la dureté du mental qu’elles exigent. Il a ancré les efforts des Dinos tant dans les épreuves individuelles que de relais, notamment le relais style libre 4x200 m, aidant souvent à placer l’équipe en bonne position pour une médaille.
« Il y a une pression pour performer, pas juste pour soi-même, mais pour l’équipe, a-t-il mentionné. On essaie de remporter des bannières, marquer des points et aider à faire grimper l’université au classement ».
Cette raison d’être l’a aidé à faire progresser son développement comme étudiant-athlète. Alors qu’il admet avoir eu de la difficulté à gérer son temps au tout début, il rend crédit à la natation qui lui a inculqué une discipline qui s’et transposée dans la salle de classe.
« J’ai appris à mieux gérer mon temps et à ne pas tant procrastiner. Il s’agit de savoir ce qui fonctionne pour soi, de garder le cap pour ne pas avoir à choisir entre l’école et la natation ».
L’engagement de Versluy envers l’excellence s’est prolongé au-delà de la piscine. En reconnaissance de ses accomplissements tant académiques qu’athlétiques, il a été nommé au sein du Top 8 des étoiles académiques canadienne de U Sports 2023-2024, un honneur réservé aux étudiants-athlètes qui maintiennent une moyenne scolaire de 80 pour cent ou plus, tout en faisant de la compétition au plus haut niveau du sport universitaire.
Son dévouement a aussi été payant pour les succès de l’équipe de Calgary. Un de ses plus beaux souvenirs est d’avoir aidé les Dinos à mettre la main sur leur première bannière de l’Association Canada Ouest en une décennie. Les célébrations, admet-il, ont été inoubliables.
« Nous étions dans l’autobus en revenant de Lethbridge et tous les gars chantaient sans arrêt. Mike (l’entraîneur) pensait que nous allions dormir après 20 minutes, mais le trajet a duré deux heures et on a fait du bruit et été détestables tout le long. C’était tellement amusant ».
Versluys appréciait aussi beaucoup les camps d’entraînement annuels de Noël à Fort Lauderdale, en Floride. Alors que les entraînements étaient parfois difficiles, les moments de pause en soirée ont rapproché l’équipe.
« Tout le monde jouait aux cartes, au cribbage ou à des jeux en soirée. Je me souviens de ces soirées plus que de tout le reste ».
Le parcours de Versluy en natation a commencé avec des cours d’été et a éventuellement pris la place des sports d’hiver dans le calendrier, remplaçant le hockey. Attiré par les aspects individuels et en équipe du sport, il a trouvé un match naturel avec la natation.
« J’aimais le fait que l’important était ma performance, mais que je contribuais aussi au pointage de l’équipe, a-t-il mentionné. Il y a un relais, une bannière d’équipe, ce n’est pas seulement à propos de soi-même ».
La culture au sein du programme de natation des Dinos s’est aussi démarquée. Les athlètes plus expérimentés faisaient du mentorat avec les recrues, les aidant à naviguer à travers la vie universitaire, ce qui a été une clé pour sa propre croissance, selon Versluy.
« Les vétérans de cinq années étaient toujours là pour te dire si tu faisais quelque chose de mal ou pas. Ça aide à passer à travers ».
Même après avoir mis fin à sa carrière de nageur de compétition, Versluys trouve toujours une façon d’aller à la piscine trois fois par semaine. Non pas pour aller à la chasse aux records, mais pour renouer avec le rythme d’une vie.
« Si je passe trop de temps sans aller dans l’eau, je ne me sens pas bien, a-t-il dit. Je m’ennuie vraiment de la compétition, mais ce qui me manque le plus, c’est l’équipe. De me présenter chaque jour, d’être avec un groupe de personnes qui tentent toutes de faire de leur mieux. »
En dehors de la piscine, Versluy s’est tourné vers d’autres intérêts. Il aime faire du vélo pendant l’été, regarder le Tour de France, le football européen et le football américain.
Même s’il est incertain de ce que l’avenir lui réserve professionnellement, Versluy dit qu’il l’accepte sans sourciller, en ayant confiance que la constance et la résilience qu’il a bâties grâce à la natation lui serviront.
« Si vous voulez quelque chose, il faut travailler pour l’avoir, a-t-il argué. Soyez simplement constants. Si vous continuez à travailler et à tout faire bien, ça finit habituellement en votre faveur ».
Son conseil pour les futurs étudiants-athlètes?
« Vivez le moment présent et profitez-en. Ça passe beaucoup plus vite que vous ne le pensez ».
