La gardienne de but de l’Université Concordia Jordyn Verbeek fait preuve de leadership au-delà de la glace en tant qu'ambassadrice de la FISU
Jordyn Verbeek a bâti sa carrière de hockeyeuse sur les bases du calme, de la détermination et de la volonté d'essayer de nouvelles choses pour saisir les occasions qui se présentent.
Disputant sa cinquième et dernière saison avec les Stingers de Concordia, l’étudiante-athlète chevronnée applique ces mêmes qualités à son jeu et à son leadership, sur la glace comme en dehors.
« Je dirais que je suis déterminée », affirme Verbeek. Que ce soit sur la glace, en classe ou dans tout ce que je fais, je veux exceller dans tous les aspects. Je veux donner le meilleur de moi-même et m'assurer d'être là pour rivaliser et montrer la meilleure version de moi-même ».
Élevée à Langley, en Colombie-Britannique, Verbeek a grandi dans une famille où le sport occupait une place centrale. Son père et son frère étaient aussi gardiens de but, et le hockey est rapidement devenu le langage familial. Elle a exploré avec divers sports, du cheerleading au basketball, avant de réaliser que le hockey lui offrait quelque chose de différent.
« C'était juste un sentiment, dit-elle. Dès que j'ai mis les pieds sur la glace, je me suis dit : "J'adore ça." J'adore la sensation d’arrêter une rondelle. J'adore être devant le filet, avoir la pression sur moi et pouvoir être dans mon propre monde ».
Cette clarté s'est finalement étendue au-delà de sa position pour englober l'objectif. Après avoir grandi en jouant au hockey avec les garçons, Verbeek s'est ensuite tournée vers le hockey féminin afin d'accroître sa visibilité et ses possibilités, rejoignant les Comets du Grand Vancouver. Ce changement l'a amenée à parcourir la Colombie-Britannique et toute l'Amérique du Nord, passant notamment par Boston, le Minnesota et Winnipeg.
Ces voyages se sont avérés cruciaux.
Dans le cadre de tournois en Ontario et du championnat national avec l'équipe de la Colombie-Britannique à Winnipeg, Verbeek a attiré l'attention du personnel d'entraîneurs de Concordia. Le programme basé à Montréal l'a rapidement contactée, et une visite du campus a scellé sa décision.
« Je suis immédiatement tombée amoureuse, a-t-elle déclaré. J’ai eu le coup de foudre pour l'équipe, la culture et le campus. »
Quitter la Colombie-Britannique n'a pas été une décision facile à prendre. À l'époque, les possibilités dans le hockey universitaire féminin étaient limitées dans la province, et Verbeek a compris très tôt que pour poursuivre sérieusement ce sport, elle devrait probablement s'éloigner de chez elle.
« Je savais depuis mon plus jeune âge que si je n'allais pas fréquenter l'Université de la Colombie-Britannique, je devrais explorer des options assez éloignées de chez moi », explique-t-elle.
Cinq ans plus tard, Concordia est devenue sa deuxième maison.
En tant que gardienne de but, Verbeek se décrit comme calme et technique, offrant une présence stable sur laquelle ses coéquipières peuvent compter. Elle est fière de sa constance et de son sang-froid, tout en continuant à se pousser pour améliorer ses performances.
« J'aime demeurer constante, démontrer du calme et être une sorte de pilier pour mon équipe, déclare-t-elle. Toutefois, je dois aussi m'efforcer d'être plus extravertie et de faire des arrêts plus spectaculaires, sans toujours rester sur le plan technique ».
Cette approche constante reflète l'identité générale de Concordia. Les Stingers font partie des programmes les plus performants au pays, et Verbeek affirme que la saison actuelle consiste à se préparer pour mars plutôt qu'à courir après les résultats immédiats.
« Nous avançons pas à pas, dit-elle. Nous nous appuyons sur l'année dernière et toutes les années précédentes pour essayer de constituer la meilleure équipe possible pour mars. »
L'année dernière, le parcours de hockey de Verbeek s'est étendu sur la scène internationale alors qu’elle a représenté le Canada aux Jeux mondiaux universitaires d'hiver de la FISU en Italie, une expérience qu'elle décrit comme le point culminant de sa carrière.
« Pouvoir porter le maillot de l'équipe canadienne dans un pays loin du mien était incroyable, dit-elle. Je n'étais jamais allée en Europe auparavant, et participer à la cérémonie d'ouverture devant 16 000 personnes est l'un de mes plus grands souvenirs ».
Les Jeux lui ont ouvert les yeux sur l'ampleur mondiale du sport universitaire et l'ont incitée à s'impliquer dans le programme des ambassadeurs étudiants de la FISU. Dans le cadre de cette initiative, Verbeek développe un projet de mentorat visant à maintenir les jeunes filles dans le sport pendant les années clés où elles sont susceptibles d'abandonner.
« Je sais que beaucoup de jeunes athlètes féminines commencent à abandonner le sport au secondaire, a-t-elle déclaré. J'ai profité de tellement d'occasions grâce au sport universitaire que je ne peux pas imaginer que d'autres jeunes ne vivent pas aussi ces possibilités ».
Son projet consiste à mettre en relation de jeunes athlètes féminines avec des étudiantes-athlètes mentores, afin de créer des rencontres sous forme d’ateliers, d’événements en personne, permettant d’établir des liens communautaires.
« Il s'agit d'encourager les jeunes filles à continuer à faire du sport, mais aussi d'encourager les athlètes universitaires à faire entendre leur voix et à avoir confiance en elles », assure-t-elle.
Étudiante en gestion d'entreprise à la John Molson School of Business de Concordia, Verbeek s'est inspirée directement de son expérience universitaire pour élaborer son projet.
« J'ai déjà de bonnes bases pour mener à bien cette initiative, explique-t-elle. Cela m'a permis d'accélérer mon programme et sa mise sur pied ».
Alors qu'elle se prépare à la vie après le hockey universitaire, Verbeek reste concentrée sur la glace. Son objectif est de jouer en tant que professionnelle, que ce soit dans la nouvelle Ligue professionnelle féminine de hockey (PWHL) ou à l'étranger, avant de se tourner éventuellement vers un poste d’entraîneur.
Pour l'instant, sa motivation vient de sa perspective.
« Nous n'aurons pas cette occasion toute notre vie, a-t-elle déclaré. Le simple fait de me rappeler la chance que j'ai et les objectifs que nous poursuivons m'aide à surmonter les jours difficiles ».
