Jared Howse épouse le rôle de leader qu’il a à l’UNB à sa dernière saison de U SPORTS
Quand le vétéran des REDS de l’UNB Jared Howse revient sur le parcours qu’il l’a mené de Red Deer, en Alberta, jusqu’à Fredericton, au Nouveau-Brunswick, il peut facilement identifier le moment où il a réalisé que la course à pied était bien plus qu’un passe-temps pour lui. C’était ce qu’il faisait de mieux.
Avant de pratiquer l’athlétisme dans un cadre organisé, celui qui en est maintenant à sa sixième année d’études en science informatique a passé ses années à l’école intermédiaire à évoluer à l’aile sur un terrain de soccer. Il passait alors plus de temps à courir qu’à toucher au ballon.
« J’ai en quelque sorte réalisé que la course, c’était l’aspect du soccer que j’aimais le mieux et où j’étais meilleur », a-t-il indiqué.
« Peut-être pas autant que les aspects techniques des autres
sports. »
Il a rejoint les rangs des Titans de Red Deer alors qu’il étudiait en neuvième année, après avoir vu des athlètes qui portaient le chandail du club ici et là dans la communauté. Son père a éventuellement pris la relève comme entraîneur quand l’équipe a perdu le sien, si bien qu’il a pu l’encadrer à ses dernières années à l’école secondaire. Ce soutien a aidé Howse à devenir un espoir assez prometteur pour qu’il puisse envisager de faire de la course à pied à l’université et il a très vite su que c’était là un milieu où il désirait se retrouver.
« Dès que j’ai commencé à faire de la compétition et à aller à des rencontres d’athlétisme, j’ai réalisé que c’était là quelque chose que je voulais continuer à faire », a-t-il dit.
« J’aimais bien l’idée de pouvoir courir et de poursuivre des études en même temps. »
En choisissant l’UNB, cela voulait dire qu’il devait aller s’installer à l’autre bout du pays, mais Howse aimait bien l’approche de l’entraîneur-chef Chris Belof de même que la réputation de l’établissement sur le plan académique.
« Chris a vraiment fait forte impression… sa vision et ce qu’il cherchait à accomplir, a affirmé Howse. J’étais inspiré par l’idée de faire partie de quelque chose qui a pris de l’ampleur au fil du temps, grâce à des gens qui ont vraiment le programme à cœur ».
Il dit avoir aussi été grandement attiré par le solide programme de science informatique qu’il y a à l’UNB et des occasions qu’il y avait en matière d’enseignement coopératif.
Bien qu’il excelle dans les deux disciplines, Howse affirme qu’il se passionne particulièrement pour le cross-country en raison de son volet collectif. La course sur piste lui permet de disputer ses épreuves favorites – il adore surtout le relais 4x800 m – mais il ressent quelque chose de particulièrement fort quand il représente l’UNB au sein d’une seule et même équipe.
« Ça ne se résume pas qu’à moi, a-t-il noté. Nous devons tous performer la journée de la course pour accomplir ce que nous voulons accomplir… C’est ce qui me motive le plus ».
À sa première année à l’UNB, il était entouré de coéquipiers plus âgés qui l’ont encadré et ont façonné son approche. Maintenant, étant lui-même devenu un leader, il sent qu’il a la responsabilité de transmettre ses connaissances à son tour.
« Tu penses que tu as tout ton temps avant de te retrouver dans un rôle de leadership et voilà maintenant que c’est à mon tour, a fait remarquer Howse. L’important, c’est de transmettre aux plus jeunes athlètes la sagesse que tu as acquise… Il faut s’assurer que tout le monde rende des comptes et leur rappeler que ce n’est pas seulement l’aspect individuel qui compte ».
Il considère que le stress des études représente le plus grand défi de sa carrière universitaire. Le passage de l’école secondaire à l’université l’a forcé à revoir en profondeur la façon dont il gère son temps et ce sens de la discipline l’a, en retour, aidé à rehausser son niveau de performance dans ses courses.
« Apprendre à gérer mon niveau de stress dans mes études… m’a amené à avoir de meilleures habitudes de travail, a indiqué Howse. J’ai le sentiment que ça m’a aidé à devenir un meilleur coureur aussi ».
Les courses de championnat viennent ajouter une autre couche. Le bruit, les foules et les émotions d’une course de U SPORTS à l’échelle nationale peuvent saper l’énergie d’un athlète avant même que la course commence.
« Tout le monde est super motivé… C’est super bruyant », a-t-il souligné. Ça permet d’économiser de l’énergie sur le plan mental quand on se sent à l’aise dans ce genre d’environnement ».
Une fois que la course est commencée, il tourne son attention vers le collectif.
« Chaque place au classement est importante… Je pense à mes coéquipiers derrière qui souffrent autant que moi et je me dis que je dois continuer à avancer ».
Howse ressent beaucoup de fierté quand il représente l’UNB et le SUA à l’échelle nationale.
« Nous sommes pas mal plus petits, alors parfois ça nous amène à nous sentir comme les négligés, a-t-il affirmé. J’aime vraiment chercher les occasions de nous surpasser et de livrer de très bonnes performances ».
Alors qu’il vient de compléter sa dernière saison de cross-country, voilà qu’il entreprend sa dernière année d’athlétisme et il se dit encouragé par la façon dont il se sent physiquement et mentalement à l’heure actuelle. Après avoir pris part à la rencontre Paul Short Invitational plus tôt cet automne, où il a fini troisième au sein d’un vaste peloton d’inscrits, il estime se diriger vers une solide fin de carrière.
« Je me sens très bien… aucune blessure, a-t-il noté. J’ai mon parcours tout préparé comme l’an dernier, je suis prêt à aller de l’avant ».
Sa carrière est déjà jalonnée de nombreux faits saillants, lui qui a notamment réalisé un balayage du podium du SUA au 1500 m avec des coéquipiers et qui a décroché une historique médaille de bronze de U SPORTS au 4x800m, la première médaille au relais dans l’histoire du programme.
« C’était vraiment cool… Il y avait beaucoup de gens qui étaient très contents », a-t-il dit.
Il a aussi été le premier coureur de l’UNB chez les hommes à rafler une médaille de U SPORTS en cross-country.
« C’est formidable de pouvoir repenser à des choses comme celles-là ».
Aux plus jeunes athlètes qui rêvent eux aussi de faire carrière au sein de U SPORTS, Howse souligne l’importance de trouver le bon environnement pour eux.
« Il faut trouver un endroit où tu te sens à ta place et où les gens se soucient de toi, a-t-il souligné. Si ce que tu fais te tient à cœur, tout devient beaucoup plus facile ».
À ceux qui participent aux championnats nationaux pour la première fois, il les incite à voir les choses dans leur ensemble.
« Il ne faut pas mettre toute l’emphase sur les résultats, a-t-il déclaré. Il faut penser à tout ce que tu as fait pour te rendre jusque-là… Tu as quatre ou cinq ans. Il y a beaucoup de temps ».
Alors qu’il entreprend maintenant sa dernière saison d’athlétisme de U SPORTS, Howse veut savourer chaque moment qui passe.
« Ça ne dure pas éternellement, a-t-il fait remarquer. Je suis content et c’est aussi une sensation douce-amère. Cependant, je suis prêt ».
