Carson Sombach, un espoir local qui a le football à cœur
Pour le demi défensif des Rams de Regina Carson Sombach, le football a toujours été bien plus qu’un sport. C’est une tradition familiale, une source inépuisable d’apprentissage et une façon de rester attaché à ses racines en Saskatchewan.
« Je viens d’une grande famille de football », affirme Sombach.
« Mon père a joué, mon oncle a joué et mes trois frères ont tous joué eux aussi. Nous avons grandi en regardant des matchs ensemble, en nous lançant le ballon devant la maison, et même en portant les petits casques en plastique et les chandails que mon père nous achetait comme cadeaux de Noël ».
Ces matchs improvisés étaient bien plus qu’une simple partie de plaisir. Ils ont semé les graines du sens de la compétition et de l’amour pour le travail d’équipe qui ont inspiré Sombach à chacune des étapes de son parcours dans le football, des ligues juvéniles et des équipes provinciales jusqu’aux rangs universitaires avec les Rams.
« Il y avait toujours de la compétition chez moi », dit-il en riant. Avec quatre frères d’à peu près le même âge, nous nous poussions les uns les autres à faire mieux ».
Le choix de rejoindre les rangs des Rams, l’équipe de son patelin n’a jamais fait de doute.
« Mon père a joué pour les Rams, mon oncle a joué pour les Rams, nous avons grandi en allant assister à tous les matchs à domicile, indique-t-il. Nous avions même l’habitude de donner un coup de main sur les lignes de côtés quand nous étions enfants, par exemple en courant à toute vitesse pour aller chercher le té après les bottés d’envoi. Les Rams font partie de nos vies depuis ma naissance ».
Ces liens familiaux très profonds ont donné un cachet tout à fait particulier à ses débuts avec l’équipe.
« À force d’entendre mon père raconter toutes ces histoires sur l’équipe et à quel point les joueurs étaient proches les uns des autres, et ensuite me retrouver dans ce milieu-là et réaliser que c’était encore comme ça, c’était très spécial », raconte Sombach. Tout le monde est proche l’un de l’autre. Nous faisons tout ensemble – jouer aux quilles, jouer aux cartes, la balle lente l’été. C’est ça qui fait que les Rams sont les Rams ».
Le nom de Sombach est déjà inscrit de façon notable dans les annales des Rams en raison d’un jeu inoubliable, soit un retour d’interception bon pour le touché pendant la finale de la Coupe Hardy 2024 qui a scellé la victoire et permis à Regina de remporter son premier titre de l’Association Canada Ouest en plus d’une décennie.
« Sur le coup, je n’avais pas réalisé que ça pouvait être le touché qui nous donnerait la victoire, assure-t-il. Nous n’en étions encore qu’au troisième quart et je pensais juste à retourner au boulot. Avec le recul, d’avoir ramené la Coupe Hardy à Regina, c’était tout simplement irréel ».
L’unité défensive des Rams avait intercepté cinq passes cette journée-là, dont une par le frère de Sombach.
« Ç’a rendu tout ça encore plus spécial, souligne-t-il. Nous avions tous travaillé si fort pour vivre ce moment-là. Célébrer avec ma famille, mes coéquipiers et les anciens sur le terrain, c’était extraordinaire ».
Ce jeu réalisé par Sombach, le site Web de son école l’a plus tard décrit comme étant « un des jeux les plus importants dans l’histoire des Rams ».
Lui, en revanche, en parle avec modestie.
« C’est cool, se limite-t-il à dire. Il y a beaucoup de grands joueurs qui sont passés par ici alors c’est un honneur qu’on parle de moi de cette façon ».
Cette conquête du championnat a permis aux Rams d’accéder à la Coupe Mitchell l’an dernier contre le puissant Rouge et Or de Laval, dans le cadre d’un match qui a été suivi à l’échelle nationale et qui a été disputé devant des gradins bondés au stade Mosaic.
« Quand tu penses à Laval, tu penses au concept de tradition, déclare Sombach. Ils ont le plus grand nombre de titres de la Coupe Vanier, alors le fait de les affronter chez nous, devant nos partisans, c’était formidable. Nous leur avons donné du fil à retordre, mais ça nous a échappé à la toute fin. Reste que l’ambiance était irréelle. Il y avait du vert et du blanc partout ».
Bien que les Rams n’aient pas accédé à la Coupe Vanier en 2024, Sombach affirme que cette expérience l’a amené à apprécier davantage la chance qu’il a de jouer à Regina.
« Les partisans ici adorent le football. On voit des fanions des Riders partout, même pendant la saison morte. Le fait de jouer dans le même stade, c’est quelque chose de spécial ».
Alors que la Coupe Vanier sera de retour au stade Mosaic de Regina cette année, Sombach affirme que la passion que la ville affiche pour le football va faire du championnat universitaire canadien un événement tout à fait spécial.
« Regina adore le football, rappelle-t-il. Ça fait tout simplement partie de la culture ici ».
Bien que les Rams ne seront pas sur le terrain cette année, Sombach s’attend à ce que les gradins soient remplis et qu’il y ait le même niveau d’énergie qu’on retrouve habituellement en Saskatchewan à l’occasion des matchs de football qui y sont disputés.
Quant à son avenir, Sombach espère continuer de s’impliquer dans le football le plus longtemps possible.
« Le but, c’est de jouer au football aussi longtemps que je le pourrai », dit-il. Que ce soit dans la LCF ou tout simplement ici avec les Rams, je vais continuer tant que je serai capable de le faire ».
En dehors du terrain, Sombach poursuit des études en kinésiologie et en éducation, possiblement dans le but de devenir enseignant.
« Enseigner, c’est ce qui m’intéresse plus que tout, affirme-t-il. J’adore être entraîneur, j’adore travailler avec les jeunes. Mon père est entraîneur depuis des années et j’ai commencé à l’aider quand j’allais à l’école secondaire ».
Sombach est déjà bien en voie de développer la prochaine génération de joueurs, lui qui dirige les demis défensifs au sein du programme des Selects du Sud de la Saskatchewan, une équipe juvénile qui voyage en Floride pour y disputer des tournois internationaux.
« C’est spécial de voir les jeunes apprendre, note-t-il. Tu leur enseignes quelque chose et, quelques semaines plus tard, tu vois le déclic qui se fait. C’est la même sensation que je veux vivre comme enseignant, voir quelqu’un évoluer grâce à quelque chose que tu leur as transmis ».
