De ses racines à Seattle jusqu’à son rôle de meneur à Calgary, Brendan Lee a connu un parcours fondé sur la croissance et la conviction
Le parcours de Brendan Lee au hockey l’a mené un peu partout en Amérique du Nord, façonné par la famille, le sens du sacrifice et un amour profond pour son sport, et ce cheminement lui a permis de devenir un élément clé des Dinos de l’Université de Calgary.
Né à Seattle dans une famille canadienne, Lee s’est initié au hockey tout à fait naturellement, alors qu’il a suivi l’exemple de ce qu’il voyait à la maison.
« Mon père et mon frère ont vraiment eu une influence dans ma décision de jouer, dit Lee. Quand j’étais tout petit, je prenais tout le temps les patins de mon frère et les bâtons de mon frère. Je voulais toujours participer moi aussi à ce qu’ils faisaient ».
Alors qu’il a des liens forts avec la ville de Vancouver, d’où vient son père, Lee a toujours ressenti un attachement particulier pour le Canada et sa culture du hockey, et ce, même s’il a grandi à un endroit qui n’était pas considéré comme un marché traditionnel pour ce sport.
« Mes parents m’ont toujours dit que dès que je suis sorti du ventre de ma mère, j’étais tout le temps attiré par les rondelles, affirme-t-il. J’avais toujours le sourire aux lèvres quand je pratiquais un sport, n’importe quel sport, mais surtout le hockey ».
Cette passion s’est vite transformée en quête. À l’âge de 13 ans, Lee a quitté Seattle pour jouer au hockey de niveau AAA au Colorado et ainsi amorcer un parcours de développement qui allait le mener jusqu’aux rangs juniors majeurs à Everett, Saskatoon et Medicine Hat. C’est ensuite qu’il a abouti à Calgary.
« C’est complètement différent au Canada, note Lee. Les partisans et la communauté se rassemblent vraiment autour de leurs équipes. C’était vraiment spécial ».
Au cours de la saison 2025-2026, sa troisième avec les Dinos, Lee a continué de progresser, s’appuyant sur son instinct naturel à l’attaque.
« Je dirais que je suis un attaquant qui met beaucoup l’accent sur l’offensive et qui aime marquer des buts », indique-t-il.
Sous la direction du personnel d’entraîneurs des Dinos, il a aussi cherché à devenir un joueur plus complet.
« J’ai essayé de développer d’autres aspects de mon jeu… en pensant beaucoup plus à mon jeu défensif sans la rondelle et même avec la rondelle, en jouant de façon plus intelligente », affirme-t-il.
Cette progression s’est faite au cours d’une campagne où Calgary a excellé dans l’ensemble, grâce à un groupe de joueurs qui a vite trouvé son identité même s’il y a eu beaucoup de roulement au sein de l’effectif.
« Nous avions plus de 10 nouvelles recrues et nous ne savions pas trop à quoi nous attendre, a dit Lee. Nous avons quand même connu un très bon départ. Nous nous sommes retrouvés au premier rang dans la ligue et nous avons même été classés premiers au pays pendant un certain temps ».
Selon Lee, le succès qu’a connu l’équipe est attribuable à la mentalité du groupe.
« Notre équipe est vraiment comme une famille, souligne-t-il. Les gars se présentent sur la patinoire beaucoup plus tôt, ils restent aussi après la fin des entraînements, c’est un groupe qui travaille vraiment très fort ».
En tant qu’un des joueurs les plus expérimentés dans la formation, Lee a adopté avec plaisir le rôle de mentor auprès de ses plus jeunes coéquipiers qui cherchaient à s’ajuster au niveau de U SPORTS.
« Si quelqu’un a des questions à me poser, je leur raconte un peu ce que j’ai vécu et je leur dis que c’est correct, ça va finir par s’arranger », indique-t-il.
Ça ne l’empêche pas toutefois de continuer à s’inspirer des autres personnes de son entourage.
« Quand je vois un jeune aller sur la glace tôt, je me dis, ‘aussi bien faire la même chose’ », affirme Lee.
En dehors de la patinoire, Lee a dû faire preuve de persévérance là aussi. Après avoir commencé par des études libres, il a fini par se retrouver dans le programme d’études commerciales à l’Université de Calgary. C’est là une étape qu’il est fier d’avoir franchie.
« J’ai dû satisfaire pas mal de prérequis, mais j’ai fini par être accepté », indique-t-il.
Bien qu’il espère devenir joueur de hockey professionnel après sa carrière universitaire, Lee valorise beaucoup l’équilibre qu’offre la poursuite de ses études.
« Ça va être formidable d’avoir un diplôme en commerce », affirme-t-il.
Une large part de sa motivation continue de trouver sa source chez son père, dont l’engagement lui a permis de cheminer aussi loin dans le hockey. Celui-ci l’a notamment maintes fois conduit de Seattle jusqu’à Vancouver pour qu’il puisse jouer.
« Il faisait constamment l’aller-retour. Il était toujours là pour moi, déclare Lee. Alors je veux toujours lui montrer que ç’a valu la peine de faire tout ça en travaillant d’arrache-pied de mon côté ».
Cette éthique de travail est au cœur de la façon dont Lee aborde le hockey et de ce qu’il espère transmettre à la prochaine génération.
« En cette ère nouvelle, travailler fort n’est pas toujours considéré comme la chose à faire le plus en vogue, fait-il remarquer. Un effort supplémentaire, ça va souvent te permettre de te distinguer des autres ».
